My First Blog Post : La valise qui te traumatise

La préparation de la valise, quel moment. Comment savoir quelles affaires emmener dans un pays dont on ne connait que ce que disent internet et les guides. Alors on fait des essais. On cherche partout dans la maison, ses affaires que l’on pense indispensable tout en faisant une sélection réduite. Puis vient le moment de peser la valise. 30kg au lieu de 23kg. Les questions fusent. Tu te dis, mais j’ai déjà retiré tout ce qui ne m’était pas nécessaire. Ce qui est dans valise, j’en ai besoin. Ici, commence le dépouillement, on réfléchit plus profondément et fait des choix. La colère contre la compagnie de te forcer à choisir entre prendre un pull pour la ville ou un pull pour la rando. Toujours, sans savoir réellement quelle météo il y aura dans ce pays à plus de 9000 km de la maison. Retour à la case départ, ai-je vraiment envie de partir… L’envie de baisser les bras, aller à la facilité. Et si l’avion était annulé ? Je n’aurais plus à partir, et ces soucis disparaîtront. Oh mais c’est l’aventure que tu souhaitais vivre ! Tu pars pour le Vietnam ! Et tu reviens à une sorte de raison : dans tous les cas j’ai déjà fait toutes les démarches, payé des milliers d’euros, et mes cours commencent dans quelques jours. Alors tu tries, tu veux dormir car ça fait trois heures que tu fais ça. Les cinq heures de sommeil ne suffisent pas, et c’est assez pour flouter le ressenti de tristesse. Vient la colère de ne pas pouvoir emmener le si bel appareil photo, pour faire des photos et montrer à tout le monde. De ne pas prendre ce gommage que j’adore tant. Cette robe rouge divine que je voulais pour prendre ces photos inoubliables. Après tout, tout ceci n’est que superficiel, je peux faire sans. Un nouveau paradigme redéfinit. On avance. Prochaine étape.

Voici le premier poste sur mon nouveau blog. Stay tuned for more.

-Malo

Patience et klaxons

Première rencontre vietnamienne, un gentil taxi m’emmène jusqu’à mon hôtel en ville. Il me conseille sûr où et pour combien acheter mon scooter pour pouvoir me déplacer pendant mon long séjour. Il me prévient que c’est dangereux de se déplacer de cette manière, des gens meurent chaque jour d’un accident. La veille, le Vietnam avait gagné un match de foot, les gens sont sortis conduisant éméchés et une personne est morte dans un accident.
Ceci mis à part et chose très importante, je trouve que l’entraide est la richesse de ce monde. Ce voyage, je ne peux l’appréhender de façon positive qu’en comptant sur l’aide des autres quand je ne peux trouver mon chemin par exemple, je m’intéresse à la culture vietnamienne, pose des questions, cela permet de tisser un lien – voilà pour moi une raison d’être, tisser des liens- et de là vient un échange. J’ai pris son taxi, il m’a donné des tuyaux.
Il est papa de deux enfants et est heureux de beaucoup travailler, c’est un honneur pour lui.
Premier aperçu d’Hanoï pendant ce trajet.
Ici, conduire paraît chaotique et dangereux mais tout le monde finit par s’y retrouver. Patience et klaxons vont de paire et forment un duo gagnant ici.

“Nul part et partout en même temps”

Pas une seule larme n’a coulé. C’est si étonnant. Tout le contraire de ce que je m’étais imaginé. Est-ce le signe que je suis réellement en train d’aller là où mon destin m’attend ?
Le trajet en avion a été une pause dans le temps, pendant laquelle je pouvais être nulle part et partout en même temps. Le moment de prise de conscience a été les 30 dernières minutes de vol, là où on pouvait voir sur la carte 3D l’avion se rapprocher de Hanoï. Et là, la vague a frappé. Un mélange d’émotions fortes.
L’excitation d’une part de faire enfin ce voyage fou, vers la paix intérieure, dans un autre pays, à la culture si différente, le challenge personnel. Et de l’autre côté, la peur, qu’est-ce qui m’a pris ? Qu’est-ce que je fais dans cet avion ? j’espère que ma valise ne sera pas perdue, j’espère que je vais vite pouvoir contacter mes proches, que je ne me ferai pas arnaquer…

Malo part à la rencontre d’elle-même, en passant par le Vietnam

You may say I’m a dreamer. But I’m not the only one. I hope someday you’ll join us. And the world will be as one.

John Lennon-Imagine
  • Je profite de ma dernière année d’études pour emménager au Vietnam. C’est la dernière occasion que je me donne pour faire ce grand saut dont je rêve depuis mes 17 ans. Mes chers lecteurs, vous êtes soit de ma famille, soit mes amis; alors je ne vais pas me présenter plus longuement. Vous allez vivre mon évolution en textes et images. Quel bonheur de vous faire partager cette étape. Ce blog sera l’expression de mon propre chemin et de mes découvertes.